Réponse courte
L’essentiel
Dans un logement occupé, la vie privée doit primer : une caméra intérieure expose à une atteinte grave et ne doit pas devenir un outil de surveillance des voyageurs. Tout dispositif d'accès ou de sécurité doit avoir une finalité précise, une information préalable, des accès limités et une durée de conservation définie.
Métadonnées réglementaires
- Autorité
- CNIL et Légifrance
- Périmètre réglementaire
- mixed · France — cadre RGPD de l'Union européenne
- Source officielle
- Consulter la source primaire
- Fraîcheur
- Vérifiée le 22 juillet 2026 · seuil 180 jours
- Publication de la source
- 23 juillet 2018
- Mise à jour de la source
- 2 avril 2026
- Revue éditoriale
- 22 juillet 2026
- Prochaine revue
- 18 janvier 2027
Sources officielles primaires requises : 3.
Le dispositif est-il nécessaire et proportionné ?
Commencez par la finalité concrète : protéger un accès extérieur, remettre une clé temporaire, journaliser une ouverture autorisée ou traiter un incident déterminé. Une formule vague comme « sécurité du logement » ne permet pas de décider quelles données sont réellement nécessaires. Documentez le risque, les alternatives moins intrusives et la période pendant laquelle le dispositif apporte quelque chose.
La CNIL rappelle qu'une caméra au domicile doit respecter la vie privée des visiteurs et que l'usage hors de la sphère strictement privée appelle notamment une information des personnes. Une location courte durée met le logement à la disposition de voyageurs qui y attendent une forte intimité. La ligne opérationnelle prudente consiste à exclure toute caméra intérieure pendant l'occupation et à faire examiner séparément tout dispositif extérieur ou de parties communes.
| Question | Réponse attendue | Décision |
|---|---|---|
| Finalité précise ? | Risque et objectif écrits | Revoir sinon |
| Alternative moins intrusive ? | Comparaison documentée | Privilégier l'alternative |
| Zone privée filmée ? | Aucune zone occupée ni intime | Interdire ou désactiver |
| Personnes informées ? | Information avant collecte | Ne pas activer sinon |
| Accès et durée limités ? | Rôles et purge définis | Bloquer sinon |
Tracer les interdictions et les zones rouges
L'article 226-1 du Code pénal réprime notamment la fixation, l'enregistrement ou la transmission, sans consentement, de l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé. Une mention dans une annonce ne transforme pas automatiquement un dispositif intrusif en traitement licite ou proportionné. Les chambres, salles d'eau, espaces de couchage et l'intérieur du logement occupé sont des zones rouges pour l'exploitation.
Le dispositif ne doit pas enregistrer le son par défaut, pointer vers les fenêtres, portes ou espaces privés de tiers, ni permettre une consultation par curiosité. Une caméra factice peut aussi induire les voyageurs en erreur et provoquer un conflit : documentez son retrait plutôt que de la présenter comme une solution. En copropriété, distinguez l'équipement du logement des systèmes des parties communes gérés par d'autres responsables.
- Aucune caméra intérieure active pendant un séjour.
- Aucun enregistrement sonore caché.
- Aucune surveillance continue des allées et venues.
- Aucun accès partagé avec des rôles non habilités.
- Aucune conservation fondée sur la capacité du stockage.
Encadrer codes, serrures et journaux d'accès
Une serrure connectée peut traiter un code, un identifiant d'appareil, une heure d'ouverture, une adresse IP ou un journal d'administration. Inventoriez les données réellement produites, qui les reçoit et où elles sont hébergées. Un code à durée limitée peut réduire le risque, mais il doit être attribué au bon séjour, transmis par un canal adapté et révoqué après la période prévue.
Séparez la capacité d'ouvrir de la capacité de consulter tout l'historique. Le prestataire de ménage peut recevoir un créneau et un droit ponctuel sans accéder aux journaux voyageurs. Le propriétaire n'a pas besoin d'une notification à chaque ouverture. Les accès d'urgence sont testés, nominatifs et journalisés ; ils ne servent pas à contourner l'information ou à surveiller l'occupation.
| Élément | Règle | Contrôle |
|---|---|---|
| Code voyageur | Unique et limité au séjour | Expiration testée |
| Code prestataire | Créneau de mission | Retrait après mission |
| Journal | Finalité et durée définies | Purge vérifiée |
| Administration | Comptes nominatifs | Revue des habilitations |
| Mode dégradé | Accès de secours contrôlé | Test sans collecte excessive |
Informer avant la collecte et organiser les droits
L'information doit être accessible avant l'utilisation : identité du responsable, finalités, base, données, destinataires, durée, droits et point de contact. Elle distingue caméra, contrôle d'accès, interphone, plateforme et sous-traitant. Un pictogramme seul ne décrit pas le traitement d'une serrure ni l'utilisation d'un journal.
Répondez aux demandes d'accès en protégeant les données de tiers. Si une image ou un journal est extrait pour un incident, consignez la raison, la personne habilitée, la période ciblée et le destinataire. L'extraction n'autorise pas la diffusion dans une messagerie collective ou un compte rendu propriétaire détaillé.
- Identifier responsable et prestataires.
- Décrire chaque finalité et sa base.
- Informer avant activation ou arrivée.
- Limiter les destinataires par fonction.
- Prévoir le canal d'exercice des droits.
- Tester réponse, export et protection des tiers.
Limiter accès, conservation et sortie du logement
La CNIL rappelle qu'une durée découle de la finalité et que les données ne se conservent pas indéfiniment. Définissez une courte durée active adaptée au risque, puis une extraction ciblée uniquement lorsqu'un incident le justifie. Ne copiez pas automatiquement tous les journaux dans le dossier de séjour. Une procédure ouverte peut conserver la pièce utile séparément, avec accès restreint et échéance de réexamen.
À la fin du mandat, retirez les comptes, codes, délégations et accès du gestionnaire ou du prestataire. Vérifiez le sort des données chez le fournisseur et réinitialisez l'équipement avant changement de propriétaire ou d'exploitant. La revue semestrielle contrôle les angles, fonctions ajoutées par mise à jour, accès, notifications, durées et incidents.
- Lister appareils, zones et données.
- Désactiver toute fonction non nécessaire.
- Tester codes et révocations sur un dossier fictif.
- Contrôler les personnes habilitées.
- Vérifier purge et extractions ciblées.
- Documenter la revue et la prochaine échéance.
Sources et révision
Publié le 22 juillet 2026 · révisé le 22 juillet 2026 · prochaine revue le 18 janvier 2027 · responsable éditorial : Rédaction LOGIMMO.
- La vidéosurveillance, vidéoprotection chez soi — Commission nationale de l'informatique et des libertés, vérifié le 22 juillet 2026 · publié le 23 juillet 2018 · territoire : France — cadre RGPD de l'Union européenne · niveau : mixed · source primaire.
- Code pénal — article 226-1 sur l'intimité de la vie privée — République française, vérifié le 22 juillet 2026 · mis à jour le 23 mars 2024 · territoire : France · niveau : national · source primaire.
- Les durées de conservation des données — Commission nationale de l'informatique et des libertés, vérifié le 22 juillet 2026 · publié le 2 avril 2026 · territoire : Union européenne — application en France · niveau : eu · source primaire.